28/05/2005
Alabama Song
(total HS le titre ^^)
Cà y est, je déménage, ici :
http://mawitournelle.hautetfort.com/
Pas de remarque sur la couleur, merchi hin hin !
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20/05/2005
Compter défleurette (Edit)
Edit : 20/05/05
Et chagrin papier dessin...
"Ce que l’on sait devoir bientôt disparaître de notre vue devient image", c'est p't'être pour çà que je ne me figure rien, surtout pas ce laisser-couler, merde, je ne pensais pas avoir si peu avancé. Je voulais clore ce blog comme par un bulletin semestriel, je pensais avoir bien appris ma leçon, mais en relisant et recopiant des extraits de Piégée de Marya Hornbacher ce matin, je vois ma béquille se faire bâton de vieillesse.
MERDE !
"Devenir femme signifie aussi mépriser son corps, s’en détacher, être dans un état de manque permanent. (Dans les familles où une "dépendance saine" fait défaut, où les besoins de sont pas énoncés, acceptés et reconnus comme tels, l’enfant peut interpréter les relations de manière tout à fait malsaine. "La dépendance est perçue comme un assujettissement, l’intimité comme un renoncement à son intégrité, et la sexualité comme une perte de contrôle sur ses appétits" Zerbe)"
"Je pouvais soit m’envoler, soit tomber. Et comme je ne savais pas voler et que je ne voulais pas tomber, j’ai fait demi-tour et me suis mise en quête d’une activité qui ait une trajectoire claire et précise, comme la marelle par exemple, ou le régime. "Certaines jeunes femmes vivent leur libération professionnelle comme une pression et se disent qu’il faut absolument qu’elles accomplissent quelque chose de remarquable." (Hilde Bruche, The Golden Cage)"
"En sixième, j’ai commencé à sauter des repas pour "purifier mon système". Je jetais mon déjeuner dans la poubelle de la cantine pour ne garder que les carottes ou la pomme. Aujourd’hui je me rends compte à quel point c’était une manière de me réfugier en moi-même, loin des rires de mes amis, toute entière concentrée sur la sensation de faim, sur l’agréable étourdissement qui envahissait ma tête, alors que j’entrais et sortais des conversations. Pendant que je jacassais, mes yeux se perdaient dans le vague et mes pensées se focalisaient sur la douleur qui me tiraillait le ventre, me donnant un sentiment de pouvoir absolu."
"Après s’être fait vomir, les boulimiques font souvent de la rétention d’eau, ce qui peut provoquer des oedèmes dans les bras et les jambes. Le dérèglement des électrolytes provoque une série de symptômes, y compris une faiblesse généralisée, une certaine confusion, des troubles de la mémoire et de la pensée et une fragilité émotionnelle (Zerbe)"
"Les vomissements provoqués causent des abrasions sur le dos de la main. Il se forme des cals que l’on appelle en langage médical signe de Russel (Zerbe)"
"C’était la seule manière de répondre à ma peur. Ma vie était gouvernée par un paradoxe. Je savais que j’étais en train de me tuer, mais je m’accrochais à l’idée que çà me sauverait et que, au bout du compte, tout irait bien.
Passé un temps, le problème n’est plus la famille ou la culture. La boulimie devient un besoin émotionnel et chimique. Elle devient également une croisade. On cesse de penser qu’il y a un responsable. Les parents ? Ils voudraient que leur enfant se laisse mourir de faim ? C’est peu probable. L’environnement ? Il s’en fiche royalement. On le fait pour soi. C’est un raccourci pour arriver à ce que tant de femmes acquièrent autrement : le respect et le pouvoir. C’est une crise de colère en images. Une déclaration dérisoire, une parodie des canons de beauté qui se retourne contre elle-même."
"(en thérapie familiale) Le problème, c’était moi. Mais personne ne s’était jamais demandé pourquoi.
Nous ne parlions jamais du fait qu’en plus d’être un problème, j’avais un problème."
"Malgré toutes les études qui ont été faites à ce sujet, certaines d’entre nous continuent de penser que si nous diminuons nos rations quotidiennes de matières grasses, de sucre, de calories, nous perdrons du poids et tout sera comme avant, sauf que nous serons plus minces. En fait, rien ne sera plus comme avant. On aura constamment envie de parler de nourriture. "Quel goût çà a ? demandera-t-on à ses voisines en dévorant de drôles de repas. C’est salé ? Sucré ? Tu es rassasiée ?" On aura constamment besoin d’avoir un goût dans le bouche. On mâchera des chewing-gum, on sucera des pastilles sans sucre, on croquera des Tic-Tac (1.5 calorie par bonbon). On voudra que tout ait un goût intense. Dans cette quête frénétique d’une saveur non coupable, on perd tout rapport normal à la nourriture. On essaie de se remplir la bouche, mais pas l’estomac, pour faire croire à son esprit qu’il est rassasié. On met du sel et du poivre partout."
"Les troubles de l’alimentation ont des points communs avec la toxicomanie. On devient autre autres dépendant d’un certain nombre d’effets. Les deux principaux sont :1/ la décharge d’adrénaline provoquée par la faim – on plane comme un cerf-volant, on est incapable de dormir, on est rempli d’une énergie frénétique ; 2/ l’intensité accrue de l’expérience – au départ, tout a une odeur et un goût plus forts ; les sensations tactiles sont plus intenses, les impulsions plus vives. Le sentiment de puissance est extrêmement fort. Mais on devient rapidement accro. Et c’est là que le bât blesse. Comme avec la drogue, plus on en prend, plus on est obligé d’en prendre pour atteindre l’état d’euphorie initial."
"Normalement, la psyché dispose de mécanismes d’autodéfense qui dissuadent le cerveau d’entreprendre des activités foncièrement dangereuses, aussi séduisants qu’en soient les effets. Je n’avais aucun de ces mécanismes de défense et je n’avais plus aucun respect pour mon corps. Quand on perd la notion de son intégrité physique, on s’en prend directement à la chair. Le corps cesse d’être cet instrument précieux qui permet de penser et de sentir et qui a besoin d’énergie pour y arriver. Il devient un appendice indésirable. "J’ai un corps, vous dit-on dans le meilleur des cas. Et non, je suis un corps. Le corps est devenu une entité séparée, possédée par le "Je". Le "Je" et le corps ne sont plus grammaticalement inséparables. Le corps est traité comme une femme dévoyée à qui il faut montrer qui commande, même s’il faut pour cela lui donner quelques gifles" (Nancy Mairs, Carnal Acts)"
"Je commençais moi-aussi à croire que j’étais surhumaine. (…) On se lève le matin, on travaille, on court, on ne mange pas, on vit.
Sauf qu’on oublie ce que vivre veut dire. On oublie beaucoup de choses. On oublie qu’il fût un temps où l’on se sentait bien parce qu’on se sent constamment mal. Pour les gens normaux, la santé va de soi. Il n’ont pas constamment les mains qui tremblent, la tête qui bourdonne, la gorge irritée par la bile et l’égratignure des ongles. Ils n’ont pas l’estomac attaqué par l’acidité de la caféine et des laxatifs. Ils ne se réveillent pas la nuit avec des crampes aux mollets et aux cuisses parce que leurs muscles commencent à se ronger eux mêmes. Ils ne sont pas tirés de leur sommeil par d’inexplicables sanglots."
"C'est vrai que je n'ai pas eu de révélation. La vie a tout simplement pris le dessus, ce qui veut dire que la pulsion de vie est devenue plus forte que la pulsion de mort. Aujourd'hui ce que je fais m'apparaît comme élémentaire : un simple acte de foi. Je me suis raccrochée à un principe éthique de base : si j'étais en vie, j'étais tenue de le rester et de faire quelque chose de cette vie. Et même si je n'étais pas persuadée de trouver quelque chose d'aussi passionnant que l'anorexie, je me suis risquée dans l'aventure.
Tout comme je m'étais demandé ce qui se passerait si je perdais du poids, je me suis demandé ce qui se passerait si j'arrêtais l'anorexie. Cà en valait la peine.
L'acte de foi se résume à ceci : il faut se persuader que l'on est suffisamment fort pour regarder sa vie en face.
Les troubles alimentaires ne sont pas seulement une maladie dont on est dépendant, ils sont aussi une béquille, une manière d'éviter la douleur banale, quotidienne, lancinante de vivre. On vit un petit drame intime, on est dans un état d'excitation permanente. Tout est une question de vie ou de mort, tout est grandiose et fulgurant.
On n'est plus obligé de penser aux détails pénibles du monde réel, on n'est plus prisonnier de cette chose atrocement ennuyeuse qu'on appelle vie quotidienne, avec ses factures, ses ruptures, ses courses, ses disputes, ses rapports sexuels ratés, parce qu'à soi tout seul on vit un vrai drame, une grande tragédie.
Pourquoi se préoccuperait-on de ces idiots de mortels alors qu'on peut passer des heures devant la glace et vivre une grande passion sadomasochiste avec sa propre image ?"
"Ne sous-estimez jamais la puissance du désir.
Si vous avez suffisamment envie de vivre, vous vivrez."
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Mes premiers mots, artaga artaga !
Un liant où j'ai le droit de m'imprimer, de m'exprimer ?
Je me ferais toute agaga-alibige, j'aspouinerais pour escamot'us et bouche cousue mes "post", post-naissance, post-mort, post renaissance, post’hume le remuuugle de composte putride !
Je marche sur deux clefs de sol, et c’est pourquoi mon blog entrelardera mon présent andouillette-rosette (personne ne ri-llettes ?!) et mon passé de charcutailles, le proche, le J – 365, que je publiais sur un forum médical, je veux soupeser ce "tout un fromage de tête" pour savoir le poids que je darde.
Mettre en balance pour balancer, un jour s’en contre-b.
Dixit Lady Proust, "Nous appelons notre avenir l'ombre de lui-même que notre passé projette devant nous"
Alors...
Voilà comment "çà vient juste de commencer" le 02 février 2004…
"Voilà, j'ai 22 ans, je suis étudiante, j'habite seule dans la capitale et j'ai perdu tous mes amis. Il ya 3ans, l'ano a sournoisement élue domicile dans mon corps, et depuis, c'est la guerre intestine. Sentant que je commençai à "vivre la mort homéopathiquement", je me suis replié dans une sorte de tropisme craintif. Depuis, chaque minute, je pense à la mort (plusieurs TS) et aux calories, j'ai l'impression de me maintenir dans un état somnanbulique permanent, presque de type autistique. J'ai du mal à écrire ce mot, à l'unifier par le sens, je m'excuse, c'est que je ne parle jamais à personne. Et puis l'altération de ma capacité réflexive à "penser mes pensées"... En tout cas je voudrai remercier toutes ces perles qui nous font recroire au bon fond de la nature humaine. A cette fameuse "colle du monde" qui nous unirait tous. Par l'intérêt que tu m'as porté, Brune, j'ai pris conscience que j'existai (mon seul interlocuteur étant mon mauvais moi qui refuse la nourriture). Rien que de me nommer, j'ai réalisée que je n'étais pas qu'un ectoplasme. Tu m'as aussi fais comprendre, Brune, que l'on peut s'engager avec le corps de l'autre, dans une optique empathique et profondément humaniste. Et surtout, que chacun vit du fait qu'il n'a jamais dit son dernier mot... Sûre que dans 150 ans, au terme de ta longue carrière de miss univers (mais pas seulement élue selon les critéres de beauté "extérieur"), tu auras une place tout près du trône de "Monsieur Dieu" ! Mais je soupçonne déjà l'existence de deux petites ailes froufoutantes et emplumées dans ton dos !"
Voui, j'aurais besoin de toute un pléiade d'Astérix lol, ************, pour que vous saisissiez ce baragouin-ouin-ouin. J'étais seulette et pupille de la Nation Pro-ana, prunelle de mes yeux sombre-voyants. J'ai débardé mon pseudo évangilé-de-sauvetage : l'anorexie, un mode de vie. Pfiou, un mode d'emploi pour autophages oui. Aujourd'hui je remercie encore Brune/Ameline, Lilou et Raphaele, bien sûr...
Un jour phare sans "...deau", quelques jours plus tard j'expirais cette ère péremptoire. Le pas de pot p'tit filou mawie-pro-ana arrivait à péremption. Je respirais très fort le souffle de ces filles, ces battantes...
"Vivons notre chance au maximum, bâtissons l'architecture d'une existence exceptionnelle. Les premières lignes de force, les perspectives, comme autant de structures qui vêtiront une charpente singulière ! Nous ne trépignons pas dans un présent stationnaire, nous envisageons les mille possibilités qui s'offrent à nous ! Alors, même si pour le moment vous n'avez pas la force d'entreprendre qql chose, "envisagez", c'est déjà trés important."
Ce n'était pas fini, çà n'en finit pas, mais j'y crois beau comme coeur.
Qui vivra verra, qui vivra le temps qu'il peut.
Voici des extraîts des "Indomptables -figures de l'anorexie", pleins de sens, de bon sens...
""Mourir
Est un art, comme toute chose
Je le pratique admirablement bien" Sylvia Plath
L'histoire d'Antigone, comme celle de l'anorexique, est celle d'une jeune fille à l'aube d'une vie de femme qui défie l'ordre établi. Ordre politique pour Antigone, ordre médical pour l'anorexique, ordre familial pour les deux.
Par leur sacrifice et par leur ascèse, toutes deux posent la question de ce que constitue l'ordre humain.
La seconde mort que représente le supplice d'être emmurée vivante auquel Antigone est condamnée, ce temps où sa vie va se confondre avec la mort :
"Mort empiétant sur le domaine de la vie, vie empiétant sur la mort"
L'anorexique ressent continuellement un vide.
Pour le combler, elle s'occupe, elle s'active et cette hyperactivité l'étouffe.
Ce n'est pas du vide matériel - celui qui pourrait éventuellement être comblé par la nourriture - dont elle souffre, mais du vide du monde interne de ses parents. Par son anorexie, elle proteste contre cette insignifiance qui enlève tout sens à le vie de l'être humain.
Manger, c'est alors céder à la toute-puissance maternelle qui impose un objet réel, la nourriture, et réduit ainsi l'être nourri à un être de besoin.
Par son refus persistant, l'anorexique manifeste son exigence de la preuve d'un désir chez sa mère.
"Il s'agit d'entendre l'anorexie mentale par, non pas que l'enfant ne mange pas, mais qu'il mange "rien"".
Lorsque l'anorexique refuse de manger, elle tente de dire ce qu'elle veut : Des paroles, ces paroles qui font l'humain, qui l'insèrent dans une histoire, qui le relient à l'Autre dans une dépendance autre que celle de la nourriture, qui l'inscrivent comme un être de désir et non de besoins.
Les lois que défend Antigone marquent le rôle de la tradition, la chaîne de généalogies reliant les ancêtres aux fondateurs.
"Le choix d'Antigone est la justice" écrit Marguerite Yourcenar, après avoir prévenu :
"Par une anticipation, les pinceaux lumineux suivant sur la scène du livre des évolutions d'un premier sujet sont déjà en passe de devenir les lugubres projecteurs des camps concentrationnaires."
Dans les camps, la concentration des corps vise à éliminer les personnes remplacées par des matricules et dont la mort alimente les statistiques de l'éradication des sujets.
Disparus, sans autre trace que celle de la fumée, dans quelle mémoire est-il possible de les inscrire pour que cesse la folie, demandent survivants et descendants ?"
Voilà à présent un extraît du roman "Les hiboux pleurent vraiment"...
"- tu sais, Pâques, les oeufs, le papier d'argent et tout çà ? Quand on est petit, on mange les oeufs tout de suite n'est-ce pas ?
Mais quand on est adulte, on les met de côté.
C'est la même chose pour le chocolat et tout ce qui est bon.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas. Quand on est adulte, on a peur de goûter aux bonnes choses, comme les oeufs de Pâques, de crainte de ne plus en avoir, alors on les met de côté jusqu'à ce qu'il y en ait des pièces pleines.
C'est comme de dépenser de l'argent et d'avoir peur parce qu'on l'a dépensé.
Seulement, çà n'est pas l'argent, c'est quelque chose à l'intérieur des gens qu'ils ont peur de dépenser.
Et puis, on meurt sans être sorti de l'emballage, soi-même et les bonnes choses, comme un oeuf de Pâques encore dans son beau papier ondulé. Je trouve les adultes bêtes. "
Enfin, voici des ch'tis bouts de "L'enfant Plume", de Jeanine Teisson...
"Je voudrais lui faire comprendre qu'elle peut puiser dans notre réserve d'amour chaque fois qu'elle le veut pour se bâtir, pour consolider sa vie. Quand je la vois craintive, si peut confiante, si ratatinée sur elle-même, je voudrais lui dire : "Donne toi de l'amour, prends-en, donnes-en aux autres. Ne thésaurise pas sous des prétextes raisonnables. Ne crains rien, ta richesse est sans limites. L'amour est un fleuve qui ne tarit pas : plus on en donne, plus on en a."
"Un petit automate. Je pense : une autiste.
Ses gestes d'insectes méticuleux, comme nous les haissons, comme ils nous écorchent le coeur !
Leur similitude, au gramme, au millimètre, à la seconde près, jour après jour, plusieurs fois par jour, nous plonge dans une léthargie qui, à la longue, laminé notre révolte, anesthésie notre bon sens.
Le temps lui-même est haché. Elle veut tout contrôler. Tout reglementer. (...) Posséder par son désir de maîtriser, d'ordonner ce qui lui échappe, elle redoute l'imprévu, l'improvisé, le laissé au hasard.
Elle apparait incapable d'inventer la vie, de l'accueillir. Il semble qu'elle se briserait si sa liberté lui était imposée."
"Non, je ne veux pas qu'elle vienne faire des courses avec moi. Pourquoi ?
Elle demande pourquoi ?
Mais parce qu'elle me fait honte. Les gens vont se retourner sur elle et se demanderont : "Mais pourquoi est-elle comme çà ?" Et moi j'en ai assez. Je ne veux pas de leur regard.
Si elle avait eu un accident et qu'elle soit diminuée, rabougrie comme elle l'est, tordue, boiteuse peut-être, je la serrerais contre moi, je l'imposerais à la face du monde.
Mais quel véhicule a écrasé ses os ? Sur quoi a-t-elle glissé ? D'où est-elle tombée ? Qu'a-t-elle heurté de plein fouet ? Où est l'accident ? Quel accident ?
A moins que l'accident date de sa naissance. M'avoir pour mère, le voilà l'accident."
"Je découvre l'impuissance acceptée, ce pan obscur de l'amour. Accepter de ne pouvoir aider, sauver, guérir et, aux confins, accepter que la vie s'échappe.
Que l'autre s'échappe de la vie.
Lui reconnaitre cette liberté.
MAIS FAIRE BARRAGE JUSQU'AU BOUT."
Tout ""çà"" aujourd'hui je le sais. Mais demeure une bredouille qui me bafouille "je suis suis suis suis, tu n'es pas pas pas pas". Je l'ai, je la hais celle qui cafouille, qui se dépatouille pour rester au-dedans.
Cette essuie-tout et ses âtouts-prix, là voici...
Au bûcher ces e-connes, si seulement.
12:00 Publié dans 23 Fois | Lien permanent | Commentaires (53) | Envoyer cette note
16/05/2005
Faiseuse d'anges
"On sait que des raisonnements entiers passent parfois dans nos têtes instantanément sous formes de sortes de sensations qui ne sont pas traduites en langage humain et d’autant moins en langage littéraire. Et il est évident que beaucoup de ces sensations traduites en langage ordinaire paraîtraient totalement invraisemblables. Voilà pourquoi elles n’apparaissent jamais au grand jour et pourtant se trouvent chez chacun"
(Dostoïevski, "Une Vilaine Histoire")
Ou, désa et désinfection de 6 pages d'une émission sans adresse inouïe...
Equarrissage. Mais cette charcuterie verbale n'est pas plus intelligible pour autant. Pardon.
J'ai beau monter un bateau d'Ornicar, le talon de quille babille et triborde, je rame bras-corps pour expliquer ma tentative de.
Samedi. Que se passe-t-il ? Rien. Du vertigo sinue dans la rue et,
A moi maman, je vais
mourir, j'ai avalé une tranche de pain, çà s’insémine en moi, çà attouche et postillonne la chaleur ! Puis les gencives qui saignent et la chair qui se desquame, corps qui creuse l'écart et se hisse à l'inconcevable, l'incompréhensible. Et après s'éclabousser sur le carreau, des heures gisante l’index pitonné dans la galantine givrée, verre et glas fondent, çà boucane et çà basane dedans,
çà brûle. Alors faire et refaire le trajet de l’œsophage à l’estomac, antépulsion et crash-test, collision des organes et des os, pour savoir de quoi ils sont récipients. 206 os repartis dans le squelette axial et appendiculaire font barrage. Mais ce chuchotis du baigneur dans le ventre. "Bébé gastronomique" on disait. Le cœur dans le ventre,
le bébé, la couvée des deux voix, la mal-née et la jamais-née, évaltonnée têtes en l’air et en lit-nottées d’astéries phoniques, le vacarme, les on-dit qui disent des avortés, puis longtemps le vent le long, j’y voyage, puis
plus rien.
Aujourd’hui je sais qu’on (n’)a besoin de rien pour mourir.
"Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux, c'est le suicide" (Camus)
14:35 Publié dans 23 Fois | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
13/05/2005
Lucile, Amour et Rock&Roll
Juste en passant, voili voilou les 10 derniers sites (sauf forums et blogs) où je suis allée baguenauder. Du googlage assez médiocre, ma foi c'est wigolo de consulter son historique.
Evidemment je pourrais linker vers les superauteurs ciné, les bastides d'un peu Transylvania et les balustrades gnagnagnas transhistoriques (je suis Antigone, Electre et Blanche-Neige)
Mais non.
* Blondine arc-en-ciel
* Strawberry shortcake
* Denver le dernier dinosaure
* Embrasse-moi Lucile
* Jem et les hologrammes
* Juliette, je t'aime
* Maho shojo Lalabel
* Sandy Jonquille
* Signé cat's eyes
(zut y a pas le compte)
15:45 Publié dans 23 Fois | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note






